
La navigation de 18 jours entre Recife et Port Louis (Grenade) s’est déroulée sans incident. Des algues sargasses nous ont empêché de pêcher et, à l’approche de Trinidad, nous avons coupé toutes les transmissions pour éviter d’attirer l’attention des pirates. Les jours suivants, nous avons fait le plein de nourriture et effectué des réparations, notamment sur la quille relevable qui restait coincée, et nous avons collé le canot pneumatique qui fuyait !
Olivier et Juliette nous ont rejoints le 27 avril pour passer 2 semaines de croisière autour des Grenadines. Le premier jour, un taxi nous a fait visiter la côte jusqu’aux chutes de Concorde, une chute d’eau sur une paroi rocheuse abrupte qui se jette dans un petit bassin profond bordé de végétation tropicale. Nous avons exploré la capitale, St George’s, avec ses maisons colorées et son fort du début du XVIIIe siècle. Grenade est surnommée l’île aux épices, avec ses plantations de noix de muscade, etc. Notre guide s’est arrêté dans la forêt et nous a montré un tronc d’arbre à cannelle et nous a expliqué sa récolte.
Le lendemain, nous avons navigué jusqu’à Carriacou et jeté l’ancre dans la baie de Tyrell. Sur presque toutes les îles, il faut s’enregistrer, ce qui peut être une longue procédure impliquant 2 ou 3 services différents. Nous nous sommes ensuite promenés dans la petite ville pittoresque avant de naviguer vers la magnifique Sandy Island, un îlot inhabité bordé de palmiers et de récifs coralliens, ancré dans des eaux turquoises – la carte postale parfaite ! Nous avons ensuite navigué jusqu’à l’île privée voisine de Petit Saint Vincent. Un garde nous a empêché de nous promener sur la plage en nous disant que nous devrions payer 300 euros ! Nous avons donc fait de la plongée avec masque et tuba dans les eaux chaudes et limpides de l’île, observant le corail, les raies et poursuivant les tortues. Une bien meilleure option! Union Island est notre prochaine destination, où nous avons une fois de plus fait les formalités d’entrée avant d’acheter des fruits frais délicieux et variés sur un étal. L’idyllique Tobago Cays a suivi ; nous avons pris une bouée et avons été immédiatement entourés de tortues et de raies pastenagues. La plongée avec masque et tuba au milieu de ces animaux, dans une eau très claire, a été extraordinaire. Un soir, un habitant nous a pris dans sa barque et nous a emmené sur une plage où un barbecue avait été préparé pour les plaisanciers. Les langoustes étaient délicieuses, tout comme la nourriture locale, le tout dans un cadre magnifique.
Jusqu’à présent, nous avions évité les foules, mais Whistle Bay, à Mayreau, était bondée de bateaux, bien que la plage de sable bordée de palmiers soit calme. Le corail et les poissons du récif étaient de nouveau très abondants. En revanche, à Mayreau, non loin de là, nous étions le seul bateau dans la baie des Rameaux, avec sa petite plage et ses nombreux poissons. C’est à Port Elizabeth, sur l’île de Bequia, jolie et colorée, que nous avons fait les formalités de sortie.
Nous sommes arrivés à La Soufrière, Sainte-Lucie, où nous étions arrivés pour la première fois en mars 2019, plus de 5 ans auparavant, célèbre pour Les Pitons, deux aiguilles volcaniques montagneuses. Après avoir passé la douane, nous avons pris un bus local pour nous rendre à Sulphur Springs, un site géothermique. Comme en 2019, nous nous sommes amusés à nous couvrir de boue et à nous baigner dans des bains de boue très chauds. En marchant depuis le bus, nous avons mangé de savoureuses mangues cueillies sur les nombreux arbres. Nous avons profité du dernier jour pour faire de la plongée avec masque et tuba au milieu des coraux et des poissons avant de naviguer jusqu’à la baie de Marigot, où Juliette et Olivier nous ont malheureusement quitté pour prendre l’avion vers le Royaume-Uni. Olivier a remarqué que les petits déjeuners ne seraient plus les mêmes sans les fruits de la passion et les tortues qui nagent près du bateau!
Nous sommes rentrés en Martinique, avons effectué plusieurs réparations nécessaires, notamment sur la bâche du cockpit et le bimini, et avons fait le plein de nourriture. C’était bien agréable de revisiter la capitale Fort de France, de voir la cathédrale, de marcher sur les remparts et de se promener dans l’excellent marché où nous avons mangé un délicieux ragoût de chèvre. Comme toujours, André avait des réparations et de la maintenance à faire et il a également plongé pour remplacer une anode sous le bateau et nettoyer toute la coque en préparation de la traversée de 3 000 nm jusqu’à Horta aux Açores.