
La navigation vers Savusavu, Vanua Levu, depuis la Polynésie française nous a pris 15, non 16 jours, car nous avons franchi la ligne de changement de date ! 332 îles couvrant un vaste archipel, mais nous avions 2,5 mois. Nous avons trouvé une population multiculturelle de Mélanésiens, Polynésiens, Chinois, Européens et environ 40% d’origine indo-fidjienne. Les religions sont nombreuses ; 60 % des habitants sont chrétiens et 80 % sont méthodistes. C’était un bonus que Fione soit méthodiste! Sur les petites îles, on se doit d’aller à l’église. Les Fidjiens sont des plus accueillants, prêts à tout partager.
À Savusavu, nous avons visité une usine à coprah. La culture de la noix de coco est une source de revenus pour les habitants, mais les arbres ont été dévasté par les coléoptères. Une visite à la ligne internationale de changement de date s’imposait. Située derrière un terrain de rugby, Fione s’est empétrée dans une partie de rugby ! Nous avons acheté des paquets de racines, à partir desquelles est fabriquée la boisson traditionnelle kava, à offrir aux chefs de village lorsqu’on arrive dans un nouvel endroit. Habillé modestement, on donne un fagot et on demande la permission de jeter l’ancre et de visiter. Ensuite, les gens nous invitaient souvent à boire du thé, à manger et ramaient jusqu’à notre bateau en amenant parfois des fruits et des noix de coco. Une bonne façon de rencontrer les habitants.
Dans la baie de Viani, nous avons visité une pépinière de coraux où sont plantés des morceaux de coraux qui s’adaptent à des mers plus chaudes. C’est encourageant ! Fione a fait du snorkeling et André a plongé sur le vaste et étonnant récif Rainbow de Taveuni.
Nous avons attendu un rare vent de NO pour naviguer jusqu’aux îles du groupe Lau, isolées et rarement visitées, en commençant par Fulaga ; un vaste lagon turquoise contenant de nombreux îlots de calcaire, entouré de collines et de forêts. Nous avons assisté à un concours de chant dans une église – les Fidjiens chantent magnifiquement. La sculpture sur bois est une tradition ici. Sur les îles, les habitants nous ont offert des fruits et des légumes, notamment du manioc, l’équivalent de la pomme de terre. Dans un village, la maîtresse d’école nous a invités à déjeuner ! Dans les îles Lau, il arrive que le cargo mensuel ne vienne pas et, bien qu’ils manquent de « sel, sucre et savon », ils sont heureux et partagent tout ce qu’ils ont. Les enfants, dès l’âge de 5 ans, se rendent souvent sur une autre île pour aller à l’école et reviennent le week-end, sauf s’il n’y a pas de carburant pour les y emmener. Sur l’île de Gau, nous sommes allés à l’église et, pendant les deux heures de service, le pasteur a prononcé un sermon de 10 minutes en anglais, rien que pour nous ! Une famille nous a ensuite gentiment invité à déjeuner. Le chef du village de Gau devait se rendre d’urgence à l’hôpital de Suva et comme il n’y avait pas de bateau, nous l’avons emmené. Il a apprécié la navigation de nuit et était de bonne compagnie !
Notre fils aîné Philippe et un copain de l’université, Mark, nous ont rejoint à Suva pendant 5 semaines. Ensemble, nous avons navigué autour de l’île principale Viti Levu. L’ancienne capitale coloniale, Levuka, était intéressante, surtout le trajet en bus local pour s’y rendre! Les 3 hommes ont fait plusieurs plongées, nous avons fait des promenades et nous avons navigué autour des îles sauvages et arides de Yasawa et les magnifiques îles Mamanucu avec leur sable blanc, leur mer turquoise, leur corail, leurs poissons et leurs tortues.